FCPI / FIP : Concurrents ou complémentaires ?

Mardi 20 Septembre 2005

Le capital-investissement ou « non coté » peut se définir comme le financement en fonds propres d'entreprises non cotées en Bourse.


Courbe de vie
Courbe de vie
Le capital-investissement se divise en 3 grandes catégories : le capital-risque (financement de sociétés innovantes à fort potentiel de croissance), le capital-développement (financement de sociétés plus matures dans tout secteur d'activité) et le capital-transmission/LBO (reprise et transmission d'entreprises matures et rentables).

Si le capital-risque reste potentiellement le plus rentable des trois segments, il est aussi le plus risqué. Le capital-développement, lui, parie sur des PME matures, qui ont souvent plusieurs années d'existence et qui veulent, soit développer de nouveaux produits, soit gagner de nouveaux marchés. Quant au capital-transmission, il concerne la cession d'entreprises rentables par des chefs d'entreprises cherchant à transmettre leur patrimoine ou les grands groupes qui décident de céder leurs filiales devenues moins stratégiques. Il est en effet statistiquement reconnu que le capital-transmission est le segment le moins risqué du non coté étant donné la nature des sociétés qu'il finance : des entreprises établies et rentables oeuvrant dans des secteurs d'activité traditionnels.

Aujourd'hui, les particuliers bénéficient d'un arsenal complet pour investir dans des entreprises non cotées : les FCPI qui financent des sociétés innovantes de croissance en phase de création ou de développement et les FIP qui ont pour objet de financer essentiellement des PME traditionnelles et matures de moins de 250 salariés en phase de transmission.

Alors, que choisir ?

En conclusion, nous pouvons dire que contrairement aux FCPI, orientés essentiellement vers les sociétés de technologie et de biotechnologie, les FIP offriront sans doute une moindre volatilité des performances.

Pour autant, le FIP ne doit pas être vu comme une simple alternative au FCPI mais comme un complément. Comme pour toute classe d'actifs, il est ainsi recommandé de bien diversifier son investissement en répartissant sa souscription entre FIP et FCPI. D'ailleurs, les investisseurs institutionnels (présents sur cette classe d'actifs depuis une vingtaine d'années) équilibrent toujours leur allocation d'actifs entre capital-risque et capital-développement / LBO.

Enfin, il ne faut pas oublier que le FIP présente, à l'instar de son cousin le FCPI, une fiscalité avantageuse à l'entrée (réduction d'impôt sur le revenu) et à la sortie (exonération d'impôt sur les plus-values), et que ces réductions d'impôt sont cumulables avec celles du FCPI !